Être en affaires, c’est un peu comme gérer une équipe de course. Il faut pouvoir compter sur de bons mécaniciens, un pilote compétent, un directeur technique qualifié… et des partenaires financiers solides. Sans ces éléments clés, les chances de succès diminuent considérablement.
Gérer une entreprise, c’est la même chose : il faut les bonnes ressources, les bons outils et une stratégie claire pour performer.
Le quotidien d’un entrepreneur
- La stratégie de développement
- Les finances
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- L’exploitation et les ventes
Comme une voiture de Formule 1 doit s’arrêter aux puits pour continuer sa course, une entreprise a, elle aussi, besoin de pauses stratégiques et de réajustements dans son quotidien.
Et dans la majorité des cas, le principal frein, ce sont les finances. Quand l’argent vient à manquer, tout le reste peut ralentir. Voilà pourquoi la gestion financière doit rester au cœur de vos priorités.
On pense souvent au financement ou aux acquisitions nécessaires à la croissance. Mais on oublie parfois qu’il y a plusieurs étapes importantes à franchir dans un parcours entrepreneurial.
Les trois grandes phases financières à traverser en affaires
- La croissance de votre capital
- La protection de votre capital
- La transmission de votre patrimoine et l’optimisation de votre richesse
1. La croissance du capital
C’est la première étape. À ce stade, vous êtes probablement essentiel à votre entreprise… et peut-être même au bien-être de votre famille. Avez-vous les moyens de mettre à risque leur sécurité financière?
On sous-estime souvent ses besoins, en pensant que tout peut être réglé avec un peu de comptabilité ou de conseils légaux. Pourtant, votre matière grise est votre actif le plus précieux — et une incapacité peut survenir rapidement.
Au Canada, 1 personne sur 3 survivra à un problème de santé majeur… mais sans pouvoir travailler pendant en moyenne près de trois ans. Votre famille aurait-elle les moyens de se passer de votre revenu pendant tout ce temps? Et votre entreprise?
Et si votre associé devenait inapte au travail… ou décédait? Que prévoit votre convention entre actionnaires? Seriez-vous en mesure de racheter ses parts? Sinon, devrez-vous entamer des démarches juridiques coûteuses pour régler un litige pourtant prévu au départ?
2. La période de croissance et de prospérité
Avec le temps, votre entreprise prend son envol. Vous faites des profits, vous gagnez en stabilité, vous avez des liquidités à investir… et vous envisagez peut-être de créer une société de gestion.
Bravo, c’est un excellent signe!
Peut-être investissez-vous déjà, seul ou avec un conseiller. Mais avez-vous pris un moment pour consulter votre équipe stratégique? Pour bénéficier d’un vrai plan?
Parce qu’à moins d’être vous-même un spécialiste, il est normal de ne pas maîtriser toutes les subtilités fiscales. Sinon, vous seriez dans un autre domaine!
Comme un pneu qui fuit sans qu’on le remarque, certains détails peuvent nuire à votre performance globale. C’est la même chose avec votre déclaration fiscale : est-ce que vous vivez avec de l’argent brut… ou net?
Rappelons qu’un actionnaire ne possède pas directement l’argent de sa société — il détient des actions. Si, après analyse, vous découvriez que vos placements actuels sont plus risqués et moins payants qu’ils ne le devraient… continueriez-vous dans cette direction?
Probablement pas. C’est souvent ce que mes clients me disent après notre première rencontre d’évaluation.
3. La protection et la transmission de votre patrimoine
Il est courant de croire que les mauvaises surprises n’arrivent qu’aux autres. Pourtant, rares sont ceux qui ne connaissent personne ayant vécu un cancer, un AVC ou un infarctus.
Avez-vous évalué l’impact qu’aurait une perte de revenu importante sur votre qualité de vie… ou celle de vos proches?
Beaucoup de propriétaires n’ont pas les protections adéquates, alors qu’une bonne assurance peut être très accessible financièrement.
Et si vous avez une société de gestion avec des liquidités importantes, il peut être judicieux d’envisager comment sortir cet argent efficacement, avec un impact fiscal minimal.
Comme on prend le temps de vérifier la pression des pneus ou de changer l’huile d’un véhicule, il faut s’assurer que votre planification financière est bien huilée. Gérer vos placements et vos états financiers, c’est essentiel, mais ça ne suffit pas : il faut un plan clair, aligné avec vos objectifs.
Et après?
On arrive à la dernière étape de tout parcours : la retraite… puis la succession.
Il y a deux certitudes dans la vie : les impôts et la mort.
Félicitations : vous avez travaillé fort, et vous avez réussi. Vous profitez peut-être maintenant d’une retraite bien méritée. Et à ce moment, une nouvelle question surgit : que va-t-il advenir de tout ce que vous avez bâti?
Souhaitez-vous transmettre votre patrimoine à vos enfants? À une cause qui vous tient à cœur? Ou laisser une grande partie au gouvernement?
Cette question mérite réflexion. Une planification successorale rigoureuse vous permet de vous assurer que les efforts d’une vie profiteront à ceux que vous aimez, dans le respect de vos valeurs — tout en optimisant les aspects fiscaux.
Je n’en dis pas plus…
Au fil des années, j’ai eu la chance d’accompagner plusieurs « pilotes » dans la gestion de leur course entrepreneuriale. Chaque parcours est unique, mais une chose revient toujours : avec une bonne équipe, une vision claire et une stratégie bien rodée, il est possible d’aller beaucoup plus loin… sans brûler le moteur.
Pascal Dion
Groupe Financier Strateginc